Roberta Paltrinieri – Perle di cultura –  « Le meuble émilien: de l’ameublement des cours de la plaine du Pô à l’artisanat de la Bassa Modenese (basse modénaise)

Roberta Paltrinieri – Perle di cultura – « Le meuble émilien: de l’ameublement des cours de la plaine du Pô à l’artisanat de la Bassa Modenese (basse modénaise)

21 avril 2026 0
Roberta Paltrinieri

Née à Mirandola, elle est titulaire de plusieurs diplômes de Master 2 (M2) de l’Alma Mater Studiorum, Université de Bologne, avec un profil multidisciplinaire d’excellence en philosophie, littérature, histoire et arts.

Elle a fondé son propre Studio Didattico, une private teaching school, où elle a enseigné pendant plus de vingt ans en tant que private tutor and learning coordinator.

Parallèlement à cette activité, elle a exercé pendant quinze ans comme enseignante de matières littéraires dans les établissements publics de la province de Modène.

Au fils des ans, elle a également complété sa formation par des parcours de spécialisations auprès de prestigieuses fondations italiennes.

Ancienne rédactrice de textes d’art et auteure de fascicules thématiques sur divers sujets spécialisés, elle a animé des séminaires et des conférences également à l’étranger sur l’art italien. 

Elle collabore régulièrement à différents titres avec des professeurs d’université en Italie et à l’étranger.   

Elle est chercheuse indépendante, écrivaine et ghostwriter.

Elle a entrepris sa collaboration avec Al Barnardon portée par la conviction que la culture locale, sous toutes ses facettes, de l’art à l’histoire, de la littérature à la philosophie et aux traditions, constitue un patrimoine inestimable qu’il convient de soutenir et de valoriser.  

 « Le meuble émilien: de l’ameublement des cours de la plaine du Pô à l’artisanat de la Bassa Modenese (basse modénaise)

Il existe un art qui ne vit pas dans les pinacothèques ou sur les façades des cathédrales, mais qui repose néanmoins sur la rigueur, la perspective et la tension esthétique : c’est l’art du meuble émilien. Le qualifier d’artisanat paraît réducteur, car chaque pièce, de la virtuosité des tarsie (marqueteries) de la Renaissance aux abstractions du Liberty (Art nouveau), se présente comme une œuvre d’art capable d’harmoniser la plasticité de la sculpture et la rationalité de l’architecture.

Si la peinture est vision et l’architecture espace, l’ébénisterie émilienne en représente la plus noble intersection : c’est l’esthétique qui se fait volume et fonction. Dans chaque assemblage en queue d’aronde, dans chaque panneau en pointe de diamant, dans la tension d’une façade en arbalète ou dans la flexuosité du Liberty, réside la même recherche d’équilibre et de raffinement que chez les maîtres de la Renaissance padane.  

Panneau en pointe de diamant

L’ébéniste n’était pas un simple artisan, mais un interprète conceptuel, qui a su mettre en valeur la beauté régionale en utilisant le bois de noyer et de peuplier comme s’il s’agissait de pigment ou de marbre, conférant ainsi une valeur artistique aux objets du quotidien.

Élever le meuble au rang d’œuvre d’art, c’est reconnaître qu’une armoire à double corps ou une madia (pétrin) évasée ne sont pas de simples meubles de rangement, mais des symboles, des témoignages matériels d’une culture qui a su élever le soin du détail et la noblesse de la matière au rang de valeurs universelles.

C’est un art silencieux qui a su transposer l’esthétique des grandes cours européennes jusqu’à l’élégance sobre des maisons de la plaine.

Au XVe siècle, après la stagnation médiévale, on a commencé à s’intéresser aux objets qui accompagnaient et facilitaient la vie quotidienne. On a tout d’abord établi une distinction entre les meubles dits « publics », destinés à la représentation, et les meubles domestiques.

Les meubles publics, richement sculptés, ornés de tarsie ou décorés, exposés dans les salons des cours, reflétaient une monumentalité architecturale ; les meubles d’usage quotidien se spécialisaient devenant de plus en plus fonctionnels.

La production artisanale de mobilier reprit les valeurs et les critères de l’art classique : les lignes étaient nettes et précises, mais toujours parfaitement harmonieuses. 

Ferrare, Modène, Bologne et Parme s’imposèrent comme les principaux centres du mobilier régional.

En effet, à la Renaissance, les cours émiliennes n’étaient pas seulement des centres de pouvoir, mais de véritables laboratoires d’avant-garde pour l’ébénisterie européenne. Sous l’égide des Este et des autres grandes familles, le meuble émilien a tracé un parcours unique, capable d’allier la vigueur architecturale à une sensibilité ornementale qui annonçait déjà la modernité.

À Ferrare, à la splendide cour des Este, d’abord sous Nicolas III puis avec Alphonse II, le meuble acquit une dignité artistique sans précédent.

Palais ducal, Ferrare

C’était l’époque de la tarsia, grâce à laquelle des artistes du bois tels que les Lendinara transformaient armoires et chœurs en bois en perspectives complexes et en natures mortes d’un réalisme stupéfiant. Sous le duché d’Alphonse II, les marqueteurs et les sculpteurs qui travaillaient à Ferrare enrichirent, tant sur le plan esthétique qu’artistique, les résidences urbaines, le château, le palais ducal et les villas de campagne des Este

F. Giacomo (attribué à), Alphonse II d’Este duc di Ferrare

Le mobilier ferrarais des XVe et XVIe siècles resta toutefois sobre et massif, caractérisé par des volumes et des épaisseurs considérables, des moulures et des décorations à bossettes, même si l’on pouvait remarquer, sur les lourdes armoires, d’importantes motifs dorés ou de petites ciselures représentant des éléments naturalistes ou issus de la tradition classique.

Au XVIe siècle, les dorures étaient très en vogue et permettaient d’évaluer la situation économique des familles aristocratiques. La fonctionnalité et le confort constituaient une caractéristique particulière et moderne du mobilier des Este.

Lorsque la capitale fut transférée à Modène, le style évolua, apportant avec lui cette solidité austère qui allait devenir la marque de fabrique du territoire. C’est là qu’est né le « meuble en châtaignier et en noyer » aux proportions généreuses, où les lignes de la Renaissance se fondaient dans une fonctionnalité plus domestique, mais non moins élégante.

Les Este ont introduit à Modène le goût pour la sculpture profonde : les buffets et les commodes se sont enrichis de panneaux en pointe de diamant et de lésènes qui évoquaient les façades des palais de la ville. C’était un meuble qui inspirait le respect, conçu pour durer grâce à ses caractéristiques de solidité et de sobriété, qui allaient perdurer tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles, et pour occuper les grands salons des Délices des Este.  

Petit Salon d’or, Palais ducal, Modène

L’évolution baroque s’est manifestée sur le plan décoratif. L’inspiration venait de Rome et la cour des Este de Modène s’est adaptée à la grandeur du baroque de la Contre-Réforme. 

Les motifs décoratifs les plus exploités étaient les coquilles, les festons de fruits et les dorures. Les armoires, aux proportions grandioses, destinées à abriter des collections d’objets précieux, présentaient des panneaux décorés de formelles.

À Modène et à Ferrare, la coutume, typique des Este, des reliefs en pointe de diamant perdura.

Bologne, ville savante et marchande, privilégiait un luxe plus ostentatoire et vigoureux. Dès le XVIe siècle, les meubles réalisés dans la ville présentaient des caractéristiques plus marquées que dans les autres zones de la région, étant généralement hauts et aux proportions imposantes.

Les meubles d’apparat étaient ornés de tarsie et de sculptures, ces dernières étant très volumineuses et d’un grand réalisme. Le mobilier bolonais des XVIIe et XVIIIe siècles étaient réputés pour ses baccellature (godrons), des décorations composées par une suite d’éléments convexes, ainsi que pour l’usage du noyer blond.

À Bologne, le meuble se faisait sculpture : les pieds en pattes de lion, les corniches saillantes et les frises sculptées témoignaient d’une richesse assurée. C’était une ébénisterie chaleureuse, presque charnelle, qui reflétait l’esprit convivial et académique de la ville. 

Au fil de l’évolution vers le XVIIIe siècle, les éléments baroques du mobilier émilien s’harmonisèrent avec l’élégance du Rococo. Suivant la nouvelle mode venue d’outre-Alpes, on s’attacha surtout, en Émilie, à alléger la structure volumineuse et opulente du meuble. La préférence pour des formes réduites et gracieuses privilégiait des sculptures plus légères, des feuillages et des cartouches plus effilés.

En réalité, ce furent les sculptures qui s’amincirent, plutôt que la consistance volumétrique de l’ameublement. Ce n’est que dans le cours des dernières décennies du XVIIIe siècle que les ébénistes bolonais intervinrent sur la forme et la mesure du meuble, réalisant des commodes, des tables de jeu, etc. aux dimensions réduites, rappelant les petits meubles du style Louis XV.   

Table à jeu avec échiquier en tarsia

Toutefois, ce fut Parme qui s’imposa comme le centre névralgique de la production de l’ameublement.  La cour des Farnèse d’abord, puis celle des Bourbons, ouvrit la voie au goût français. Le meuble de Parme se distingua par une harmonie aristocratique, avec des lignes affinées, l’usage de bois exotiques et des marqueteries d’une grande finesse. C’est ici que le mobilier émilien commença à se confronter à la mode européenne, préparant cette transition vers le néoclassicisme qui allait alléger les formes de toute surcharge baroque

Palais de Colorno, Parme

La présence à Parme, dès la seconde moitié du XVIIIe siècle, de la cour des Bourbons et, surtout, de la raffinée Louise-Élisabeth, fille de Louis XV, imposa le prestige et l’hégémonie de la culture française.

Louise-Élisabeth meubla les appartements et les résidences ducales avec les œuvres des plus célèbres ébénistes parisiens, tels que Charles Cressent et Michel Cresson.

Par ailleurs, à la cour de Parme travailla l’éclectique Ennemond Alexandre Petitot, architecte, concepteur et dessinateur de mobilier, à qui fut confiée le réaménagement des palais et des villas ducales.

D. Muzzi, Portrait d’E. A. Petitot, 1785-89, Acc. Naz. Di Belle Arti, Parme

Le style Rococo favorisa la création de meubles plus adaptés aux exigences de confort et d’élégance de la société de l’époque, qui renonça définitivement à la somptuosité du mobilier baroque. 

À Parme, la production du meuble d’usage fit preuve d’une qualité technique remarquable et d’un niveau constant d’invention, dont bénéficièrent les artisans locaux.

Toutefois, les meubles d’usage courant présentaient des caractéristiques similaires dans toute la région : liées à une tradition proprement paysanne et populaire, ils se distinguaient par une apparence mesurée et rigoureuse. Cependant, tout comme les meubles d’apparat, ils ne manquaient pas de ces aspects de solidité, de robustesse et de volumétrie que le mobilier émilien conserva au fil du temps, le distinguant ainsi de la définition générique de meuble septentrional.

En effet, dans les habitations populaires, aux côtés des meubles rustiques typiques fabriqués en bois de peuplier, de cyprès et d’orme, très répandu dans la région, on trouvait des pièces précieuses en noyer, notamment des coffres de mariage qui contenaient la dot.

Avec le développement des techniques de construction du XIXe siècle, la machine remplaça le savoir-faire artisanal. En l’espace d’un demi-siècle environ, les particularités du mobilier émilien s’estompèrent, tandis que la mémoire des modèles locaux parvint à se préserver même dans l’hétérogénéité stylistique du XIXe siècle, malheureusement fortement marquée par l’avènement de la civilisation industrielle. 

Le dernier sursaut de l’artisanat se manifeste dans le sobre Liberty de Modène et de Ferrare qui, tout en se tournant vers la modernité et l’industrie, ne reniera ni la matière première ni la robustesse, mais cherchera l’élan d’une nouvelle verticalité. 

Au fil des siècles, cette longue évolution conflua dans les terres de la Bassa modenese, où la haute ébénisterie des cours rencontra la sagesse pragmatique paysanne.

Ici, le meuble n’était plus un symbole de pouvoir, mais devenait un instrument de vie. Entrer dans les maisons de la Bassa, c’était constater que le temps avait été sculpté dans le peuplier et le noyer. L’ameublement typique de ces terres n’a jamais été un simple exercice de style, mais le récit d’une civilisation qui a su transformer la nécessité en élégance.

Au cœur de cet univers se trouvait la madia, qui fusionnait la solidité modénaise et les lignes sévères du XVe siècle ferrarais. La madia représentait l’ouvrage qui incarnait le mieux l’âme de la Bassa modenese : un meuble qui n’était pas seulement un simple élément de décoration, mais un véritable outil de travail lié au rythme quotidien de la fabrication du pain et de la sfoglia.

Dans les maisons de campagne, c’était le cœur de la cuisine, souvent placée près de la cheminée ou du poêle pour exploiter la chaleur nécessaire à la levée de la pâte.

Une autre particularité était l’usage du noyer, un bois qui s’harmonisait à tous les meubles et que les artisans locaux exploitaient dans toutes ses nuances de couleur et ses variétés de combinaisons. Considéré comme un bois noble et riche, le noyer était pourtant utilisé non seulement par les cours ou la bourgeoisie, mais aussi par les classes les plus modestes.  

Madia sur base à portes et tiroirs

Fabriquée en peuplier pour être à la fois légère et robuste, elle se reconnaissait à sa ligne évasée en forme de cuve. Le couvercle, lisse et lourd, était rabattable et servait de plan de travail : une fois ouvert, il révélait la cuve intérieure, plus étroite au fond, afin de faciliter le rassemblement de la farine et le pétrissage à la main.

Souvent, la madia reposait sur une base fermée par des portes ou des tiroirs, où l’on rangeait les sacs de farine, le sel et les torchons en chanvre brut typiques de la région.

 Autrefois, la madia était considérée comme un bien si précieux qu’elle figurait souvent dans les contrats de dot. Apporter en dot une madia de bonne facture, c’était garantir la subsistance future de la famille.

En s’avançant vers les recoins les plus cachés de la maison, le regard tombait inévitablement sur l’armoire à double corps, le « monument » du mobilier de la Bassa modenese. C’était un meuble imposant, né d’un besoin pratique et de l’ingéniosité logistique : comme les escaliers des anciennes cours de campagne étaient étroits, les ébénistes locaux conçurent une structure divisible en deux blocs superposables.

Le meuble se composait donc de deux parties distinctes : la partie inférieure, souvent dotée de tiroirs ou de portes basses, servait de base, tandis que la partie supérieure était plus haute et spacieuse. Une moulure de jonction dissimulait le point de raccordement, donnant ainsi l’illusion d’une pièce unique.

Armoire à deux corps en noyer, XVIIe siècle

Malgré son imposante stature, l’armoire de la Bassa savait se montrer harmonieuse grâce au célèbre « chapeau de gendarme », un trait distinctif de l’ébénisterie émilienne. La partie supérieure n’était pas plate, mais présentait un profil à double courbure, rappelant le chapeau des gendarmes napoléoniens, ce qui adoucissait la sévérité de sa silhouette massive.

Détail du couronnement en “chapeau de gendarme”

La base reposait presque toujours sur des pieds tournés en forme de galette ou sur de solides pieds en console, indispensables pour supporter le poids considérable du bois massif.

Détail des pieds tournés en galette

L’extérieur était en noyer national, choisi pour ses veines flamboyantes qui étaient disposées en miroir sur les vantaux afin de créer des motifs décoratifs naturels. L’intérieur était en peuplier, un bois tendre et respirant, idéal pour conserver le linge en fibres naturelles.

L’armoire à deux corps n’était pas seulement une nécessité pratique, mais aussi un véritable symbole de statut social, puisqu’elle constituait la pièce maîtresse de la dot d’une mariée. Remplie de toiles tissées à la maison, elle était transportée sur un char le jour du transfert dans la nouvelle demeure.

Pour dialoguer avec l’armoire, on trouvait souvent la commode balestra, (commode en arbalète), un meuble qui marquait l’entrée d’un raffinement plus bourgeois. La particularité de cette pièce, expression suprême de l’élégance artisanale de la Bassa, résidait dans la courbure de sa façade.

Ici, la façade du meuble n’était pas plane, mais s’élançait vers l’extérieur avec un bombement convexe rappelant la forme d’une arbalète tendue.

La commode balestra

Cette fabrication était le fruit d’un grand savoir-faire technique, car le bois devait être courbé ou sculpté dans de blocs massifs sans perdre en stabilité. Elle comportait généralement trois tiroirs inférieurs et, parfois, un tiroir supérieur, plus étroit et muni d’une serrure, destiné à la conservation de documents.

Souvent recouvert d’une précieuse ronce de noyer, ce meuble symbolisait le bien-être acquis, un point de rencontre entre la robustesse du matériau local et l’aspiration au beau. De plus, dans les demeures les plus prestigieuses de la Bassa, le plateau était souvent en marbre foncé, comme le gris de Bardiglio, afin de créer un contraste avec la couleur du bois.

Presque toujours en noyer national, les modèles les plus précieux étaient en ronce de noyer, ce qui créait des effets « à libre ouvert », c’est-à-dire des dessins décoratifs symétriques. Parfois le meuble était muni de poignées en bronze, ornées de motifs de coquilles ou de guirlandes, essentielles pour apporter une touche de lumière au bois sombre. Accompagnée d’un miroir doré ou d’une cimaise sculptée, la commode témoignait de la prospérité atteinte par la famille.

Il convient également de mentionner trois meubles d’appoint, qui font pourtant partie intégrante de l’ameublement typique de la Bassa modenese.

La table de chevet à colonne, avec sa structure en forme de tourelle et son unique portillon dissimulant l’espace pour le pot de chambre, présentait souvent le même travail de noyer que la commode balestra afin de former un ensemble dans les chambres à coucher.   

Table de chevet à colonne

Le banc de cheminée, meuble convivial par excellence, se caractérisait par son assise longue et son dossier haut. Ce dernier était souvent rabattable, dissimulant ainsi un coffre destiné à la réserve de bois.

Banc de cheminé

Enfin, la vitrine, haute et étroite, caractérisait les demeures de la bourgeoisie agricole et des propriétaires terriens.  Sa partie supérieure vitrée, dont les vitres étaient séparées par de petits bois, surmontait une base fermée ; exposée dans la salle à manger, elle mettait en scène la prospérité de la famille à travers l’étalage de porcelaines et de cristaux.

Vitrine en noyer, XIXe siècle

À l’aube du XXe siècle, avec l’avènement du Liberty, les vitrines commencèrent à accueillir des verres gravés à l’acide, ornés des décorations représentant des iris, des coquelicots et des épis de blé.

Vitrine Liberty

Tout au long de son évolution, l’ameublement émilien, a su maintenir un équilibre singulier : d’une partie, à travers les cours de Modène, Ferrare et Parme, il suivait les modes européennes tout en affirmant sa propre identité. D’autre part, grâce à l’artisanat local, notamment celui de la Bassa Modenese, il conservait une solidité constructive et une fonctionnalité issues de la civilisation paysanne. 

                                                                                              Traduite par l’auteure

 

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